Les Jeunes Radicaux des Bouches du Rhône

La République est née en Méditerranée !


Julien AYOUN
Julien AYOUN
Je vous souhaite la bienvenue sur le Blog des Jeunes Radicaux des Bouches du Rhône jeunesradicaux13 - (Aix, Allauch, Arles, Aubagne, Cassis, Coudoux, Fos, Istres, La Ciotat, Les Pennes Mirabeau, Marseille, Martigues, Meyrargues, Salon, Tarascon, Velaux, Venelles, Ventabren, Vitrolles...).

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julien.ayoun
@wanadoo.fr


Bonne visite !

Amitiés radicales,

Julien AYOUN

Responsable des Jeunes Radicaux 13, Responsable du Pôle Communication des Jeunes Radicaux, Membre du Comité exécutif du Parti Radical et Vice-Président de la Commission des Lois, de la Justice et des Droits de l'Homme du Parti Radical




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Meilleur voeux 2010 01/01/2010
Communiqué de François LOOS sur l'Identité Nationale
À l’heure où la nation semble en cours de dissolution en raison de la crise, de la mondialisation, de la construction européenne, du multiculturalisme érigé en règle unique, de l’immigration, il faut réinventer un projet France, répondant à un double impératif, celui d’un patrimoine à sauvegarder et celui d’un avenir commun à bâtir.

Depuis novembre 2009, le grand débat sur l’identité nationale voulu par le Président de la République et porté par Eric Besson a été lancé.
La question de l’identité nationale part d’un constat clair, celui d’une double crise entre héritage et consentement, aboutissant à un désenchantement croissant d’une partie de la population française devant le pays, sa langue, ses traditions, ses paysages, sa culture, sa littérature.
Pourtant, aborder ces questionnements serait politiquement incorrect pour certains !
Je pense au contraire que la discorde déclenchée n’est pas digne d’un grand débat comme celui-ci, alors que les Français s’interrogent sur leurs valeurs communes.

Durant la IIIe République, République et Patrie étaient des phares pour tous, grâce à l’Ecole et ses « hussards noirs ». La prise de conscience nationale était une réalité palpable et la devise Liberté-Égalité-Fraternité, un mode de vie duquel l’intégration doit s’inspirer. C’était bien l’Ecole qui transmettait les outils les plus puissants d’intégration : la langue et l’héritage historique ainsi que la hiérachie des appartenances. Mais aujourd’hui, à l’heure du communautarisme affiché, notre devise Liberté- Égalité-Fraternité est remise en cause : inflation législative galopante, perte de souveraineté en raison du fonctionnement de l’Europe, accoutumance à la délinquance, ou certaines pratiques d’un autre âge, empiètent sur la sacro-sainte Liberté ; l’égalitarisme, quant à lui, relègue le mérite et le travail au second plan et l’Ecole peine à transmettre savoirs et héritage ; enfin, les incivilités quotidiennes et le communautarisme divisent, en cette époque difficile où il faudrait plutôt rassembler.


Une société de confiance est possible

Si la Nation est bien « riche legs de souvenirs » et « désir de vivre ensemble » comme l’écrit Renan, alors il est temps de réagir pour la sauver, en tenant compte des réalités actuelles de la société française qui semble s’en éloigner, faute de s’y reconnaître. Pourtant, la solution d’importer un modèle de société qui marche bien ailleurs n’est pas viable. Pour qu’il fonctionne, notre système doit être inscrit dans notre tradition : la République et ses valeurs plutôt que la féodalité du communautarisme !

Il faut donc susciter l’adhésion à notre modèle, car la France ne doit pas être une nation-service ne donnant que des droits, sans la contrepartie de devoirs et de volontarisme.

Les français se reconnaissent-ils encore dans leurs institutions ? Pour cela, il faudrait que l’intérêt du Citoyen revienne au centre des préoccupations des services et que personne n’ait l’impression d’être abandonné sur le bord du chemin! Il s’agit d’opérer un retour aux valeurs fondatrices de la République et de sa devise au sein des institutions, revenir aux fondamentaux de notre histoire.


Quels peuvent en être les moyens ?
- Une gestion responsable du social et des retraites pour assurer leur pérénité, sans renvoyer toujours à plus tard.
- Une décentralisation plus effective – c’est le sens de la réforme en cours, mais il faut aller beaucoup plus loin.
- Enfin, une priorité absolue à l’école et à la formation, avec des modalités très diverses, comme par exemple l’autonomie des universités ou l’obligation d’un quota de boursiers dans les grandes écoles.

Et si on en était fiers, alors ?
Et si on se faisait confiance pour y arriver ?


François LOOS
Ancien Ministre
Député du Bas-Rhin
Vice-Président du Conseil Régional d’Alsace







Vendredi 22 Janvier 2010 Julien AYOUN Commentaires (0)







Libre propos de Nicolas Madelénat di Florio, Chercheur en sciences humaines à l'Université de Provence


Il existe par habitude entre les grandes écoles et le commun des mortels un gouffre sans fond. C'est, justement, dans ce gouffre que le Gouvernement a versé toute sa bonne volonté. Derrière cette action, une motivation, ouvrir ces écoles françaises de l'excellence à la diversité sociale. Car il y a, encore, derrière ces murs, une ségrégation terrible entre les français les plus favorisés et ceux qui, malgré leurs efforts et un grand engagement dans leurs études, n'osent pas espérer caresser l'idée de les intégrer.

Pourquoi ? Car étudier à l'E.N.A., par exemple, coûte extrêmement cher. Le niveau y est tel qu'un étudiant avec de petits revenus s'en détournera. A cela une raison, simple, mais lourde de conséquences: le travail en plus des études. Les jeunes français n'ont pas tous la chance que leurs parents puissent financer leur formation (logement, livres, charges...).

Beaucoup d'étudiants, aujourd'hui, travaillent. Comment concilier, alors, impératif scolaire et impératif alimentaire? Travailler en plus de ses études nécessite un énorme sacrifice, tant en temps qu'en énergie. Or, les étudiants qui travaillent pour payer leur loyer, leurs livres, ne peuvent se consacrer autant qu'ils le voudraient à l'apprentissage de leurs cours. Et c'est, justement, afin de réduire l'écart entre les français les plus favorisés et ceux aux revenus les plus modestes que le Gouvernement a lancé l'idée d'aider d'avantage les boursiers.

La Conférence des Grandes Écoles s'est emportée, n'hésitant pas à ressortir de la cave des luttes sociales les arguments les plus douteux ; les uns expliquant par exemple que plus de boursiers ferait baisser le niveau ou bien encore que de cette mixité ne pourrait pas naître une cohésion à l'intérieur des Écoles propice au travail. Il y a là comme un vieil échos ne pouvant laisser un radical indifférent, comme un vieux reste d'école mixte...Les femmes, disait-on à l'époque, étant par essence inférieures aux hommes, il eut été plus « humain » (!) de ne pas les placer en compétition avec leurs camarades de sexe opposé...

Cet argumentaire scabreux n'ayant pas résisté, et tant mieux, aux assauts du temps. Fi donc de ces sornettes. Quelques grands noms pourtant ont défendu cette mesure, et c'est tout à leur honneur, le directeur de Sciences po Paris par exemple.

Afin de structurer ce propos et ne voulant pas égarer les lecteurs, je me suis centré sur quelques questions auxquelles j'ai répondu, en toute franchise. Libre à vous ensuite de juger.

Les quotas, une bonne chose ?

Oui, et non. Oui, en le sens où cette mesure permettrait de réduire les inégalités sociales au sein des grandes écoles. Mais aussi un certain rejet de ce principe, en ce qu'il porte sur son visage les stigmates de l'échec de notre système républicain scolaire, lequel devrait, et les radicaux sont morts pour cela, garantir à chaque enfant de France la possibilité d'étudier ce qu'il souhaite. En effet, il ne devrait pas être nécessaire que nous instaurions des objectifs, voire ici des impératifs chiffrés, quant aux personnes à faibles revenus à inscrire.

Pourtant, le constat est frappant. Sans cette mesure, ou sans un système garantissant une aide adaptée permettant aux boursiers d'intégrer ces écoles de l'excellence, la mixité sociale est mise à bas. Et ça, ce n'est pas acceptable. J'ai donc, et pour ces raisons, un avis partagé sur la question tout en acceptant le principe, et, surtout, son objectif; je n'y vois rien de condamnable, au contraire. Les Grandes Écoles y trouveront un sang neuf et ancré dans la réalité, qualités forcément utile à ceux qui dirigeront notre pays.

Une même École, deux concours ?

Absolument pas. Je considère que l'État doit savoir, sur ce point, rester à sa place. En somme, il est une différence entre aider financièrement un étudiant excellent, voire brillant, et permettre, par soucis électoraliste, à des gens dont le niveau ne le permet pas d'entrer dans des formations qu'ils ne « méritent » pas.

Sur ce point, il faut insister. Les étudiants souhaitant présenter le concours d'entrée suivent une classe préparatoire. Or, ces classes préparatoires n'acceptent que les meilleurs dans leurs domaines, ceux qui ont le plus de chance d'être reçus au concours d'accès. Il n'est donc plus ici question de l'originale socio-économique des étudiants futurs mais de leur niveau de connaissances, de savoir, et de compétence. Il ne faut donc pas tomber dans un excès contre-productif en parquant les boursiers dans un concours particulier et en les séparant des autres candidats. Ce serait là doublement choquant; d'une part car cela reviendrait à affirmer leur infériorité, et de l'autre à les stigmatiser dans leurs futures classes. Leurs camarades plus financièrement indépendants auraient soin, n'en doutons pas, de rappeler à ces étudiants que c'est par charité qu'ils ont été accepté à présenter un concours moins exigeant, voire bradé.

Les boursiers, moins bons et moins cultivés ?

Je l'ai rappelé dans ma réponse à la question précédente. Les étudiants admis en grande école le sont à la suite d'un processus commun, composé d'une classe préparatoire effectuant une sélection puis d'un concours d'accès. En ré-affirmant le concours d'accès unique, on se garde de toute accusation d'admettre des personnes ne le méritant pas. Les copies sont, d'ailleurs, anonymes et je doute, très sincèrement, qu'il ait jamais été question d'apposer une mention sur les copies des boursiers; que nos détracteurs soient un peu sérieux !

Les Radicaux se sont toujours engagés pour une École libre, et gratuite. Je crois que nous avons ici un nouveau combat à mener. Tout enfant de la République ne doit être jugé que sur son travail, son investissement, et ses efforts. En aucune façon sur sa capacité à financer, ou pas, ses études. Ce serait là par trop restrictif et priverait notre pays d'une richesse à exploiter, d'un formidable capital humain trop souvent négligé. Souvenons-nous de nos combats anciens quant à la séparation de l'Église et de l'État; cette proposition avait suscité un tollé formidable alors même que, de nos jours, personne -ou presque- n'oserait la contester. Il faut ici chasser l'esprit de classe, infondé, et ré-affirmer que la République reconnaît et soutient l'effort et l'engagement, pour l'excellence, et pour la France. Car donner les moyens financiers à un élève brillant d'intégrer l'élite de la Nation, de devenir un de ses éléments moteur, ce n'est pas de l'assistanat mais un investissement formidablement rentable pour l'avenir.



Pour contacter l'auteur : n.madelenat@orange.fr







Samedi 16 Janvier 2010 Commentaires (1)








Point de vue d'Olivier BOULENC, Responsable de la Commission affaires internationales et européennes des Jeunes Radicaux 13



L’année 2008 qui vient de s’achever fut une année qui, sans aucun doute, marque un tournant dans le processus de globalisation dans lequel le monde entier se trouve pris depuis la fin de la guerre froide.

Le capitalisme triomphant, générateur de profit, se trouve mis à mal par la crise financière mondiale, révélateur d’un monde des affaires qui a perdu pied avec la réalité, qui s’est emballé sur des valeurs fictives avec des conséquences ressenties par toutes les strates de la société.

Mais qu’on ne se trompe pas de débat : ce n’est pas le capitalisme qui doit être remis en cause car il est le seul système fiable et créateur de richesse à long terme mais bel et bien ses dérives qui échappent aujourd’hui aux réglementations.

La véritable question est, comme l’a souligné Jean-Louis Borloo lors du Congrès national du Parti Radical, de réinventer un système qui soit non plus fondé sur la recherche perpétuelle de profit, mais sur l’amélioration des conditions de vie de l’Homme.

Ainsi faut-il recadrer le capitalisme pour qu’il soit véritablement au service de l’humain et non pas contre celui-ci.

Le monde globalisé a besoin d’être encadré, les états doivent décider d’une réglementation commune des systèmes financiers afin d’éviter de telle crise.

Sur ce point, l’opinion et les décideurs mondiaux sont unanimement d’accord.

George W. Bush et Nicolas Sarkozy se sont déclarés, ensemble à Washington, favorables à l’adoption d’une réglementation commune à destination des marchés financiers par le biais d’une organisation internationale, que ce soit le FMI ou la Banque Mondiale.

Ainsi, nous sommes réellement entrain d’assister à un changement de cap significatif dans l’organisation de notre système économique.

Toutes les économies du monde acceptent le fait qu’une organisation supranationale est un pouvoir de regard, de contrôle et de sanction sur le monde financier, qui jusque là s’autorégulait.

La famille radicale, qui depuis longtemps s’inquiète des dérives du néo libéralisme ne peut que se satisfaire de cette (tardive) prise de conscience.

L’élection de Barack Obama à la Maison Blanche est sûrement le signe le plus fort de cette mutation idéologique.

Le peuple américain, touché de plein fouet par la crise des sup primes puis des hedge funds, a donné un signal fort au monde entier sur le besoin de recadrer un système économique qui a désormais montré ses limites.

Nous avons changé de temps, les théories de dérégulation héritées des années 1980 qui ont dominé les années 1990 et le début des années 2000 sont aujourd’hui obsolètes : il y a un besoin d’Etat et d’organisations supranationales fortes pour protéger les individus.

Le Parti Radical, riche de son expérience et de ses idées, doit faire entendre sa voix pour faire renaître un système économique plus juste au service des citoyens.









Samedi 24 Janvier 2009 Olivier BOULENC Commentaires (0)








Point de vue de Tony SARTINI, responsable de la Commission Collectivités territoriales des Jeunes Radicaux des Bouches du Rhône



Le rapport Attali rendu en janvier 2008 a provoqué un débat important dans la classe politique en proposant la suppression du département.

L’idée est motivée par un double argument, à la fois européen et financier.

En effet, la France fait figure d’exception en Europe, où la majorité des pays est constituée de pays comprenant des collectivités de la taille de nos régions et d’autres plus petites, de la tailles de nos intercommunalités.

Si l’argument doit être nuancé (l’Italie ou la Belgique sont par exemple dotées de collectivités comparables à nos départements), il est vrai que la suppression du département répondrait à une certaine « mise aux normes » des collectivités françaises par rapport à nos voisins européens.

Mais l’argument le plus important répond à une logique financière.

En effet, le rapport Attali insiste sur le fait que de nombreux domaines sont gérés par plusieurs collectivités à la fois, créant ainsi des « doublons » qui représentent autant de dépenses inutiles.

Par exemple, la gestion, le fonctionnement et l’entretien des collèges sont de la compétence du département tandis que la région a la charge des lycées.

En transférant les compétences du Conseil général au Conseil régional, l’on pourrait réaliser ainsi de substantielles économies d’échelle.

La suppression du Département pose au moins trois problèmes.

En transférant les compétences du Conseil général à l’échelon supérieur, il n’est pas certain que la démocratie de proximité et la gestion au « plus près du citoyen » y gagnent.

Ensuite, la réforme de la suppression du département se heurterait à la réticence de bien des élus (les conseillers généraux qui y perdraient ainsi leurs mandats).

Enfin au plan symbolique, elle se heurterait à l’attachement de la population pour cet échelon, comme l’a montré le récent débat sur la réforme de la plaque minéralogique.

Quelle peut être la position du Parti radical à ce sujet ?

La réforme des collectivités territoriales (afin de gagner en efficacité) semble être un impératif, à la fois financier et communautaire.

Ainsi l’on pourrait imaginer la suppression des directions départementales (type D.D.E. ou D.D.A.S.S ) ou plus exactement leur transfert au niveau régional, de façon à réaliser des économies d’échelles et à se mettre aux normes européennes.

Pour pallier le manque de gestion de proximité, l’on pourrait imaginer la création d’un second collège au niveau régional.

Ainsi cohabiteraient deux collèges, l’un représentant la région, l’autre représentant les départements au sein de la région (un peu à la manière du bicamérisme national : l’Assemblé nationale représentant la Nation, et le Sénat représentant les collectivités territoriales).

Ainsi deux obstacles majeurs seraient levés : la critique du manque de proximité engendré par la réforme et la réticence des conseillers généraux dont une partie retrouverait un siège.

Ainsi si le Département en tant que collectivité territoriale (c'est-à-dire le conseil général et les directions départementales) pourrait disparaître, l’échelon administratif et symbolique ne disparaîtrait pas.

En effet, on sait combien le Parti radical (et l’adjectif radical qualifiait à l’origine le terme de « républicain ») est attaché aux symboles républicains que sont le préfet et le département.

A mon sens, la réforme devrait conserver le corps préfectoral.

Représentant du gouvernement, le préfet a en effet d’autres fonctions que la coordination des directions départementales (continuité de l’Etat, gestion des crises, contrôle de légalité des actes, police administrative…).

Une République moderne devrait ainsi pouvoir allier rénovation nécessaire des échelons et conservation des symboles qui y sont associés, allier tradition et modernité.









Jeudi 27 Novembre 2008 Tony SARTINI Commentaires (0)








Analyse de Stéphanie JACQUEMIN, membre des Jeunes Radicaux des Bouches du Rhône


Réflexions sur le Développement durable
Près d’un an après la fin de ce que l’on a appelé le Grenelle de l’environnement, et les nombreuses consultations et réunions qui se sont tenues à cette occasion, le premier projet devrait être présenté sous peu au Parlement.

Axé autour de diverses problématiques fortes comme, notamment, le développement des transports en commun et la réduction de la consommation en CO2 du parc automobile, la réhabilitation des bâtiments afin de les rendre économes en énergie et l’application de la norme « bâtiments basse consommation », le développement du bio (…), ce projet de loi s’appuie sur les grandes thématiques développées durant le grenelle (www.legrenelle-environnement.gouv.fr.

Et si le financement semble encore incertain, ce projet de loi est une avancée non négligeable dans la prise de conscience de la nécessité de préserver notre planète, à l’heure où la fonte des glaces au pôle nord aurait atteint un seuil critique (le passage des Nord Est et Nord ouest est désormais navigable, signe évident du réchauffement climatique).

Certes, beaucoup de choses se décident au niveau national, comme les grandes orientations économiques, avec plus ou moins d’impact sur l’environnement. D’où le débat naissant entre les tenants de la décroissance économique et les partisans du développement durable.

Les premiers considèrent que la croissance économique ne devrait pas être une fin en soi, et il s’agirait de revoir nos modes de consommation et de production pour les limiter, d’une certaine manière, au véritablement « utile ».

Pour les seconds, au contraire, il conviendrait de définir les modalités d’une croissance durable, permettant un développement économique et de l’emploi, les industries « écologiques » pouvant d’une certaine manière en être le moteur.

En effet, que ce soit dans les secteurs des déchets, du bâtiment, du transport ou de l’énergie, il existe un vivier d’emplois et de créations d’entreprises important qui, tout en permettant un développement économique local, régional ou national, contribuerait à la préservation de l’environnement pour, peut être, à terme, inverser la tendance.

Sur le plan international, les problématiques ne sont pas fondamentalement différentes, avec d’un côté les pays développés qui ont largement pollué (et continuent, d’ailleurs, pour certains sans scrupules, comme les Etats-Unis) afin de permettre leur propre développement, et de l’autre côté les pays émergents ou en voie de développement, qui ont beaucoup de mal à admettre que l’on veuille leur imposer des contraintes environnementales au risque de brider leur propre croissance et développement.

Mais là encore, des solutions existent, d’autres commencent à émerger et ne demandent qu’à se développer pour peu que l’on se donne la peine de les faire connaître.

Ainsi, le tourisme solidaire prend de l’ampleur, permettant aux populations de profiter pleinement des retombées économiques du tourisme (pour preuve, le nombre de références proposées lorsque l’on tape cette expression sur n’importe quel moteur de recherche).

Le microcrédit, mis en place initialement au Bangladesh par l’économiste Muhammad Yunus, fondateur de la Graamen Bank et prix nobel de la paix en 2006, se développe dans les pays en voie de développement et connaît un taux de remboursement sans pareil.

L’épargne solidaire, pour rester dans le domaine de la finance, se développe elle aussi.

De quoi s’agit il ? Simplement, de nombreux établissements bancaires proposent actuellement des produits d’épargne permettant de financer des actions ou des projets selon des critères précis correspondant aux exigences du développement durable : in fine, soit les gains sont partagés entre épargnants et acteurs solidaires, soit l’investissement est réalisé directement chez des « financeurs solidaires ».

Sur le plan associatif, s’il n’est pas forcément nécessaire de revenir sur les actions connues, notamment en matière de reforestation et de protection animale, d’associations telles que le WWF ou Greenpeace, il faut souligner notamment le développement d’un nouveau concept, qui est la compensation carbone.

De la même veine que les quotas d’émission de CO2, qui a donné naissance à un marché entre entreprises et entre Etats, les gros pollueurs achetant des crédits d’émission aux petits pollueurs, et que le principe du pollueur payeur, il s’agit d’un mécanisme de compensation volontaire de ses émissions de CO2 à destination, notamment des particuliers.

Plusieurs associations (Pour la France ce sont : Action Carbone, créée par Yann Arthus-Bertrand ; le GERES, groupe énergie renouvelables, environnement et solidarité ; et climat Mundi) proposent ainsi de chiffrer le coût de votre consommation en CO2, les fonds récoltés permettant d’investir dans des projets, notamment dans les pays du sud, qui économisent du CO2.

Il pourra s’agir d’opérations de reforestation (créant ainsi des puits à carbone, les arbres capturant le CO2 pour leur développement), mais aussi de projets de construction de centrales Hydroélectriques, de fabrication de charbons verts issus de résidus agricoles….

Ces actions permettent de financer tout à la fois le développement d’un certain nombre de pays tout en créant des modes durables de limitation des émissions de CO2 (l’investissement étant fait sur des projets permettant non pas une action ponctuelle mais durable pour la préservation de l’environnement).

Face au défaitisme de certains, qui considèrent que leurs petites actions individuelles ne règleront pas le problème, eu égard à l’inconscience et l’inaction de certains Etats ou grandes entreprises polluant tant et plus, et qui y trouvent une excuse pour ne rien faire, il convient de rappeler que c’est aussi la somme de nos petites pollutions individuelles qui fait de gros dégâts sur l’environnement, et que l’heure est venue de se prendre en main.

Ainsi, je voudrais juste donner deux conseils de sites à visiter pour les internautes.

Tout d’abord, le site www.veosearch.com, moteur de recherche solidaire utilisant notamment google (et aussi efficace que ce dernier), dont les ressources publicitaires permettent de financer des projets solidaires et de développement durable.

Ensuite, le site www.soliland.fr, pour les adeptes des achats en ligne, le site reversant une partie des achats faits sur des sites partenaires à l’association de votre choix parmi une quarantaine.








Mardi 23 Septembre 2008 Stéphanie JACQUEMIN Commentaires (0)







Réaction de Patrice HUMBERT, membre des Jeunes Radicaux des Bouches du Rhône, suite à la décision rendue ce matin par la Cour d'Assises de RENNES.


Le principe Républicain de Laïcité une fois de plus mis à mal
Alors que devait se dérouler à partir du 16 Septembre un procès concernant plusieurs vols à main armée commis en 2000 et 2001 à Rennes et à Saint-Malo, la Cour d’Assises de Rennes a fait droit à une demande de renvoi motivée pour des raisons liées à la pratique du culte Musulman.

Ainsi, la défense a fait valoir que "les contraintes diététiques et les obligations cultuelles qui s'imposent" à leur client musulman, qui aura "déjà vécu 14 jours de jeûne" au début de son procès l'empêcheraient de pouvoir se défendre correctement.

Maître Yann Choucq a ainsi expliqué que "les contraintes du ramadan, d'un point de vue physiologique, mettent les gens en état de faiblesse physique".

La Cour a accepté cette demande "dans le souci d'une bonne administration de la justice" et l’audience a été renvoyée au 19 janvier 2009.

Or, il ne s’agit pas d’une simple d'une décision de procédure mais d’une décision qui met à mal le principe de la laïcité.

D’ailleurs les Avocats des parties civiles n’ont pas manqué d’exprimer leurs mécontentements en estimant que « ce renvoi est aberrant, c'est la première fois qu'on voit cela en France, nous ne sommes plus dans une République laïque », et que "cette décision ouvrait la porte à des choses qui ne sont pas souhaitables ".

Cette décision est d’autant plus critiquable dans la mesure où déjà au mois d’Avril dernier les magistrats du Tribunal de Grande Instance de Lille s’étaient prononcés en faveur de la nullité d’un mariage entre musulmans en raison de l’erreur sur les qualités essentielles de la conjointe car cette dernière avait menti sur sa virginité.

Dans ce cas d’espèce l'atteinte à la laïcité résultait dans le fait que la qualité essentielle de virginité ne concernait que les femmes selon la religion islamique, ce que les magistrats avaient semble-t-il accepté.

Alors que l’on pensait que la notion de laïcité demeurait intouchable car elle est le socle de notre République, ces dernières décisions doivent nous faire prendre conscience que rien n’est acquis et qu’il faut se mobiliser chaque jour afin de faire respecter nos principes Républicains de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.

Enfin une dépêche de l’AFP qui vient d’être publiée : Monsieur le Procureur Général de la Cour d’Assises de Rennes précise : « Le Ramadan n'est pas la cause du renvoi de ce procès! Ce report se fonde sur d'autres éléments de l'enquête, qui n'ont rien à voir avec le ramadan. D'ailleurs, si le Ramadan avait été l'unique cause du report, je me serais opposé fermement à cette décision pour atteinte au principe de Laïcité".

Ouf, la République est sauvée…


Patrice HUMBERT








Vendredi 5 Septembre 2008 Patrice HUMBERT Commentaires (0)







Jean-Louis BORLOO Lauréat du prix « Humour et Politique »
Le jury du prix « Humour et Politique » composé de journalistes et présidé par Jean MIOT (ancien président de la Fédération Nationale de la Presse Française), vient de voter la désignation du Lauréat 2008 : Jean-Louis BORLOO, Ministre de l’Energie, de l'Ecologie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, qui recevra son prix lundi 30 juin.

La formule de Jean-Louis BORLOO retenue comme la phrase politique la plus hilarante de l’année 2008 : « Nicolas SARKOZY, c'est le seul qui a été obligé de passer par l’Elysée pour devenir Premier ministre ».

André SANTINI (qui en a été deux fois le lauréat), Secrétaire d’Etat chargé de la Fonction publique, remettra le « Prix Humour et Politique 2008 » à son collègue du gouvernement FILLON, lundi 30 juin, à 18 heures 30, au Press Club.







Dimanche 29 Juin 2008 Julien AYOUN Commentaires (0)








La délibération sur les indemnités des conseillers communautaires a fait l'objet, samedi 31 mai dernier, d'une véritable passe d'armes entre élus de MARSEILLE PROVENCE METROPOLE.


En effet, le nouveau Président de la Communauté Urbaine de MARSEILLE prévoyait d'augmenter de 50 % les indemnités du Président et des Vice-Présidents, pour atteindre respectivement 5.424 euros (au lieu de 3.554 euros) et 2.712 euros (au lieu de 1.777 euros) bruts par mois.

Rappel des faits :

Lors de la première séance de MPM du 17 Avril dernier, le rapport sur les indemnités (obligation légale) proposé par le Président sortant Jean-Claude GAUDIN reprenait le même montant qu'il y a 6 ans ainsi que le même nombre de Vices Presidents.

Elu Président à la surprise générale, Monsieur CASELLI a immédiatement proposé de faire passer le nombre de Vice Présidents à 33 (au lieu de 19).

Aprés un vote négatif, il a retiré tous les rapports pour ne réunir de nouveau l'assemblée que le 31 Mai.

Il a cette fois de nouveau propose parmi ses 29 rapports le nombre de 33 vices présidents et l'augmentation des indemnités.

Il était de toute évidence effectivement inopportun, avant d'avoir établi le coût des projets à venir, de voter une telle augmentation à certains élus.

Renaud MUSELIER, 1er Vice Président et désormais porte-parole de son groupe à MPM, a ainsi appelé à voter contre en indiquant notamment que : « Nos indemnités sont plus basses que celles des autres agglomérations, mais MPM est dans une situation financière difficile (...) Cette délibération est une erreur politique ».

A bulletin secret, 93 élus sur 157 ont cependant finalement voté l'augmentation de plus de 50% des indemnités des élus de la CUM alors que tout le monde sait que la gestion de la CUM est très tendue.

Il est tout de même étrange que le premier acte du Président socialiste de la CUM soit l’augmentation de la rémuneration de ses représentants lors de la première séance plénière sur fond de pouvoir d'achat !

Monsieur Eugène Caselli s’est contenté notamment d’expliquer qu’il avait : “ un poste de salarié à la Caisse d'Epargne que je suis obligé de quitter au 1er juillet, l'indemnité ne couvre pas l'intégralité de ma perte de salaire ! ".

Qu’à cela ne tienne, il suffisait d’augmenter les indemnités de tout le monde !

Cette situation n’est d’autant pas acceptable sur le plan politique que pendant toute la campagne on nous a dit que MPM avait des difficultés financières.

Pour info, les indemnités du bureau s'élèveraient dans ces conditions annuellement à la somme 1,149 millions d'euros au lieu des 448.000 euros antérieurement…

Où sont donc passés les voeux pieux de Messieurs CASELLI, GUERINI et MENUCCI ?








Lundi 2 Juin 2008 Julien AYOUN Commentaires (0)












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