Les Jeunes Radicaux

Allocution d’Arnaud Murgia, Co-Président des Jeunes Radicaux

Allocution d’Arnaud Murgia, Co-Président des Jeunes Radicaux à l'Université d’Eté du Parti Radical à Palavas-les-Flots



Arnaud Murgia
Arnaud Murgia
Palavas-les-Flots, – 27 août 2006
_______________

Monsieur le Secrétaire général Délégué de l'Union pour un Mouvement Populaire,
Messieurs les Présidents,
Monsieur le Secrétaire général,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mes chers amis radicaux,


Permettez moi de commencer mon propos en remerciant toutes celles et tous ceux qui ont participé à cette Université d'Eté, et à en faire, déjà, un inoubliable succès.

Je pense, surtout, à tous les Jeunes Radicaux qui sont ici depuis vendredi, concluant, ensemble, une année de travail fructueuse.

Plus de 100 jeunes qui sont ici à Palavas, pour représenter le Mouvement des Jeunes Radicaux en son ensemble, qui, depuis des mois, travaille, réfléchie, milite, produit des idées. Le résultat, vous le connaissez, c'est le projet des jeunes, présenté au Printemps des Idées, retravaillé, et conclu en assemblée, lors de ces trois dernières journées.

Chers Jeunes Radicaux, tout ce travail, ce n'est pas rien !

Sachez, que je ne cesserai, avec toute l'équipe nationale des jeunes, d'être le porte-parole de ce travail, et le premier défenseur de nos idées, les idées, soyez en surs mes amis, d'un mouvement dont beaucoup aujourd'hui envient la liberté de ton, l'inventivité des pratiques et la justesse des propos !

Alors pour toute cette année, pour toute votre implication, et pour cette superbe Université d'Eté, mes chers amis, je vous remercie.

Je voudrais également dire toute ma gratitude, et exprimer au nom des Jeunes Radicaux mes remerciements et ma sympathie à tous les élus et à toutes les personnalités radicales qui nous ont suivi, aidé, et accompagné. Ce vendredi encore, ils étaient nombreux à être là pour participer à nos débats. Encore une fois, merci de votre soutien, et de votre confiance !

Mes chers amis,

Comme vous le savez, depuis notre Printemps des Idées en mai, la démarche de réflexion et de proposition qu'a entamé le Parti Radical ne s'est pas arrêtée. Je souhaiterais faire deux remarques à ce propos.

Premièrement, cette démarche, qui a permis de mettre en avant nos idées, ne doit en aucune sorte s'atténuer alors que dans quelques mois les Françaises et les Français éliront un Président de la République. Plus que jamais, il nous faut trouver la voie du soutien à ces propositions indispensables à une certaine idée républicaine de la France.

Deuxièmement, cette démarche, osons le dire, est celle qu'attendent nos concitoyens. Alors que sont constamment mis en avant les personnes et les postures, et qu'au lieu de propositions d'avenir, on nous sert du bavardage à la Ségolène Royal, eh bien, mes amis, le Parti Radical est en avance, car lui, se préoccupe de dessiner ce que nous pourrons faire de la France, demain !

Car, oui, n'oublions pas, devant la soupe télévisuelle et les jeux médiatiques, que dans quelques mois, nous aurons le pouvoir, quasi sacré, de changer les vies, de changer la France.

Cette France pour laquelle je veux exprimer trois souhaits au nom des Jeunes Radicaux et des grands débats qu'ils ont porté cette année.

Le premier souhait que je formule, chers amis, se nomme mixité sociale.
Une grande démocratie comme la nôtre ne peut accepter d'être aujourd'hui divisée, fractionnée, segmentée. L'avenir d'un pays se bâtit ensemble, et non sur les recueils d'une unité nationale aujourd'hui bien lointaine. Notre pays connaît ainsi des maux importants, qui se nomment segrégation urbaine et sociale, discriminations à l'emploi, inégalité des chances, logement insalubres…

La résolution de ces problèmes constitue inévitablement le premier maillon d'une France qui, demain, veut se redresser. Qui veut offrir à toutes et à tous l'équité républicaine.

Voilà pourquoi je suis fier de pouvoir rappeler devant vous aujourd'hui toutes les réussites du plan de cohésion sociale : depuis plusieurs mois, le chômage baisse ; jamais autant de logements sociaux n'ont été construits ; jamais autant de quartiers n'ont été réhabilités.

Alors oui, chers amis, nous pouvons être fiers des réussites de Jean-Louis Borloo, et espérer, surtout, que tout ceci ne soit qu'un début !

Le deuxième souhait que je formule, chers amis, se nomme réussite éducative.

La crise du CPE, qui a marqué nos esprits, ne doit pas être oubliée. Elle a contribué à montrer les défaillances de notre système éducatif, de notre système universitaire, qui, non content de se dérouler dans un cadre souvent vétuste, est devenu inexorablement inégalitaire.

Trois priorités essentielles permettront à la France d'aujourd'hui de créer la réussite républicaine pour tous, demain.

Déjà, n'ayons pas peur de briser les tabous : notre école doit absolument s'ouvrir vers le monde du travail et le monde de l'entreprise ! On ne peut imaginer une société qui innove, qui avance, qui est en mouvement, si dès l'école, on transmet les valeurs du cloisonnement, et l'on ne permet pas à tous les élèves de s'ouvrir vers toutes les fenêtres de la réalité, qui ne se limite pas, n'y voyez rien d'injurieux, à la fonction publique.

De plus, nous devons absolument mettre en place, au lieu de ne faire qu'en parler, un vrai service public de l'orientation. Car il n'est pas normal que des jeunes bacheliers puissent, à l'heure d'un monde de compétitivité et d'efficacité, entrer dans une filière, quelle qu'elle soit, et n'avoir absolument aucune idée des perspectives d'emploi à la sortie de celle-ci !

Enfin, nous devons mettre en place les conditions de renouvellement de l'excellence.
Portons un regard juste sur la réalité : oui, l'accès à l'excellence et aux grandes écoles est devenu profondément injuste selon les classes sociales, les provenances géographiques, ou les lieux d'enseignements.

Pourquoi, demain, ne pas créer un réel système de classes préparatoires aidées, par départements, qui regrouperaient chacune les meilleurs enseignants sur son territoire, au lieu de penser à la suppression des concours pour les élèves en difficulté ?

Nous avons fait les pôles de compétitivité : eh bien imaginons, demain, les pôles d'excellence éducative pour tous !

Le troisième souhait que je formule, cher amis, se résume sous le joli nom de France européenne.

L'histoire nous enseigne que chaque campagne présidentielle se centre et se résume à la France. Eh bien les Jeunes Radicaux souhaitent que tous ensemble, nous sachions porter le débat du renouveau européen.

Alors oui, trois fois oui au projet cher à Renaud Dutreil d'un engagement Présidentiel pour porter à nouveau devant le Parlement réunis en Congrès le Traité Constitutionnel Européen, engagement soumis au peuple Français lors de l'élection présidentielle.
Et ce car nous sommes intimement convaincus qu'il n'existe pas de projet d'avenir pour la France qui n'intègre pas son avenir évident : l'Europe.

Ensemble, chers amis radicaux, nous pouvons porter, au sein de l'UMP et auprès de nos concitoyens, toutes ces idées et ces valeurs qui nous sont chères, en lesquelles nous croyons, et qui doivent constituer, demain, les fondements de la nécessaire reconquête républicaine que nous appelons de nos vœux.

Ensemble, grâce à la réelle valeur ajoutée que nous constituons aujourd'hui, nous pouvons faire gagner l'UMP lors des échéances électorales futures.

Ce combat politique, ce combat d'idées, ne sera pas aisé à mener. Mais au nom de tous les Jeunes Radicaux, je puis vous le dire : vous pouvez compter sur nous !

Je vous remercie !



Communiqués | Opinion (s) | Revue de presse | Dossiers | Evènements | Agenda | Edito