Nicolas Sarkozy l'a promis et pourtant le second porte-avions risque de ne pas voir le jour. La raison est financière. C'est que cela coûte cher un gros bateau comme cela : plus de 2,5 milliards d'euros.
Dans une période aussi économiquement difficile, est-ce bien raisonnable de faire de grosses dépenses ?
Mais c'est aussi et surtout une question de politique étrangère. Certains présidents, ou dictateur, vous considèrent selon le matériel militaire possédé. Alors faut-il que la France marque une supériorité (si oui, laquelle) en mettant en route un second porte-avions ?
A l'heure de l'Europe, la question ne peut elle se poser au niveau de la communauté européenne ? Et puis, les risques évoluent. Le porte-avions est-il encore le bâtiment le plus approprié pour résoudre les conflits d'aujourd'hui ? La France doit-elle être le gendarme du monde avec l'argent des Français alors que Nicolas Sarkozy nous entraîne vers une participation encore plus poussée avec l'OTAN ?
Il y a de quoi se poser de bonnes questions mais il n'y a pas de bonnes réponses.
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