Le 11 novembre 1918 marqua la fin d'un conflit qui avait causé bien trop de morts.
Aujourd'hui, alors qu'il ne reste plus que quatre survivants de la Grande Guerre - "ces poilus" - notre génération se voit légué un réel devoir de mémoire.
En effet, ce conflit qui embrasa le monde est un élément constitutif de notre identité nationale, cette même identité qui fonde la communauté de rêve que nous constituons, et que nous avons vu, parfois, ébranlée.
Tous les Français doivent se souvenir de tous ces hommes morts pour la patrie, morts pour une certaine idée de la France, morts pour défendre une certaine idée de la liberté, de la souveraineté, de l'avenir.
Ce conflit, surtout, même quasiment vieux d'un siècle, ne doit surtout pas cesser de donner ses leçons politiques et géopolitiques.
N'oublions jamais les vertus de la paix. Celle-ci a été souvent arrachée au prix de lourds tribus humains, sanglants.
Notre génération a l'opportunité de connaître une exceptionnelle période de paix. Sachons, au regard du monde, en tirer toutes les conséquences, notamment vis à vis de la construction européenne, garante de cet ordre pacifique et prospère.
En ce 11 novembre, j'ai une pensée, forte, pour toutes ces femmes, ces hommes, ces familles, qui ont vécu les privations, la dureté, le feu, le sang, et dont les âmes resteront toujours présentes dans nos mémoires.
Surtout, n'oublions pas.